Jeu 1 Nov - 13:42
Chair de poule. C'est insultant. J'ai perdu mon précieux sourire, ma façade, mon barbelé. Il ne reste que moi et moi-même et nous tournons en cage. Il n'a rien dit quant à notre position. Puisqu'on y est autant y rester. Ce n'est pas si inconfortable, je pourrais m'y habituer... N'importe quoi. Tu dis n'importe quoi, c'est gênant. Chut... Tais-toi. Aliéné, tu l'acceptes s'il peut t'aliéner. Moi, je refuse, catégoriquement.

On ne le connaît pas, on ne sait pas qu'il est, ce qu'il veut. Il n'est pas méchant. Pour sûr ? Rien n'est sûr en ce monde et tant que l'on se pavanera ainsi, on sera en danger, pour autant, rien ne saurait m'arrêter. Démence. Tu t'acharnes, animal, à ne rien dire. Eh bien, nous ne dirons rien non plus. Puisqu'il faut jouer à un jeu dont on ignore les règles, c'est à tâtons que nous découvrirons comment gagner. Parce que c'est ce que nous faisons de mieux. En définitivement, ce n'est jamais qu'une question de temps.

Combien de temps me faudrait-il à te décortiquer, à t'analyser, à comprendre comment au mieux te briser. Combien de temps faudrait-il avant que tu l'apprécies de trop, que tu t'amouraches, pour qu'un vilain pincement au cœur se déclare lorsqu'il te montrera sur son visage à quel point tu lui fais mal ? Frissons, tu as froid, tu n'as que ta chemise rabattue sur l'épaule, glissant le long de ton dos. Comment pourrait-il en être autrement ? Tu tapotes gentiment ton front contre le mur, les crocs serrés, tu ronges ton frein.
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Ven 2 Nov - 9:48
Tu ne le regarde même plus. Il est parti de ton centre d'intérêt. S'il le désire encore, il doit le gagner. A ce jeu, tu es probablement le meilleur... avant de t'accrocher plus que ton existence. Mais tu n'en ai pas encore là. Pas maintenant. Tu le laisse donc mijoter, encore. Tu n'en a pas réellement quelque chose à faire, là. Il t'intrigue et t'intéresse, mais tu as fais le plus gros des efforts : tu es allé vers lui. Agressivement, certes. Mais tu l'a fais, ce pas. A lui de te rendre la pareille.

Tu continues donc ta clope, observant l'Amphi devant toi.
Puis, d'un coup, en face, la porte s'ouvre. Un inconnu rentre dans la pièce. Nommons-le X.
X semble vous regarder, hésiter à rentrer.
Étrange, vous êtes pourtant deux êtres humains. Certes, torses nus, mais c'est un détail.

Un sourire s'affiche sur ton visage alors que X devient le nouveau centre de tes intérêts... Délaissant totalement le mâle cambré à tes cotés, ton regard n'a d'yeux que pour X.  
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Ven 2 Nov - 10:16
C'est une blague ?

Famine vient de débarquer dans notre huit clos. Une colère sourde, viscérale se déchaîne en moi. Ne vous a-ton jamais appris à ne jamais déranger Conquête ? Tu aurais pu prononcer ces mots, mais tes yeux, perforant l'infortuné, parlent pour toi. Je pourrais le tuer. Disposer de sa vie, comme il croit pouvoir disposer de cet espace. Un instant suffit à te décrocher de ce mur pour fondre, nez à nez, sur l'inconnu. D'une banalité affligeante, insultante. Tu sens sa respiration confuse, tout chez lui électrise, envenime, donne carburant à cette rage de l'anéantir.

« Bouge. » Aucune réaction.
« Bouge, j'te dis. » Intimidation.

Un low kick en plein sur le côté de son genou gauche, un front kick directement porté au plexus. Souffle coupé. Il est projeté à moins d'un mètre de toi. Rien d'extraordinaire, suffisamment satisfaisant pour que tu décide que c'est assez. Tu frappes tes mains entre elle, comme pour marquer un travail accompli, tu tournes les talons, bloque la porte derrière toi. Que personne n'ose franchir cette porte à nouveau, tu ne sais jusqu'où tu pourrais aller s'il devait y avoir une nouvelle irruption dans la restructuration de ton ego.

« À nous deux. » Je le regarde. Je ne fais que le regarder, je ne peux que le regarder, je ne veux que le regarder. Un sourire angélique irradie sur mes traits assassins. Je veux l'embrasser. Impossible. Tu ne peux pas. Oui, mais je devrais peut-être au moins lui dire ? Non. Très bien. Je retourne d'un pas calme, mais décidé, vers lui. Ma chemise toujours nonchalamment tenue à revers sur mon épaule. « Dommage. Il n'était pas si désagréable à regarder. » Tu n'en crois pas un traître mot.
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Ven 2 Nov - 10:23
Tu l'observes agir comme le cerbère que tu aurais pu être autrefois. Il semble posséder d'un instinct que toi-même ignore de nouveau depuis que tu te sens plus humain. Tu penches la tête. Tu souris. Cette situation t'amuse, te fait gonfler l'esprit et le corps. Tu aurais presque ris. Presque.

Tu le dévore des yeux quand il te parle.
Tu baisses ton regard sur ses lèvres.
Tu souris encore plus à l'idée qu'elles soient tiennes.
Remonte ton regard.
Soutiens le sien.

Tu te rapproches de lui, coller à son corps, ta main gauche est déjà en train de soutenir sa nuque alors que ta bouche est trop près de son oreille. « Tu n'en penses pas un mot. » Ordre. Ton visage redescend contre son cou que tu mords sans aucune pincette. Tu plantes tes dents dans sa chair alors que ta main libre vient coller son bassin au tien jusqu'à la douleur de l'inconfort. Un grognement t'échappe alors que tu continues de dévorer son cou, jusqu'à finir par arrêter de mordre pour y déposer une marque rosée particulièrement voyante.
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Ven 2 Nov - 10:52
Je suis observé. Je me sens adoré. Il me faut me calmer... Ma nervosité, cependant, ne surpasse en rien ma délectation. Tant et si bien que je me mets, sur un pas seulement, mais déjà un pas de trop, à rouler des hanches. La sanction est immédiate, je m'arrête. Plus rien de bouge. Je préfère rester là, à l'observer, passer sous silence ce qui vient de se produire plutôt que de devoir faire étal des raisons qui me pousse à déambuler comme une catin. Je me fustige intérieurement, mais il n'a pas le temps pour mes autoflagellations, ou auto-congratulations ? C'est à son tour de s'approcher de moi... Intimidé par sa présence, je baisse les yeux.

Il s'empare de ma nuque, parle en des mots que je comprends à peine, juste auprès de mon oreille. Des frissons indicibles déchirent ma peau, zébrures fantastiques d'une électrocution incompréhensible. Je peine à rassembler des bribes incohérentes, mais lorsque enfin, des mots franchissent la barrière de mes lèvres... « Oui, c'est vrai...! » Ta voix virevolte dans les aiguës, ta bouche reste, suggestivement, entre ouverte alors que tu retiens d'une main une saccade de gémissements embarrassants. Il a fait sien mon cou. Il me dévore.

Vos aines jointes sous la pression de sa main, tu suffoques, tu brûles, tu flamboies même. Tu trembles, tu ne fais que trembler, tu n'es qu'un tremblement continu. Un gémissement se fait plus dissident que les autres, tu l'exhale dans une impulsion éminemment sexuelle. Ton autre main, machinalement, est venue prendre appui sur le dessus de son épaule. Ridicule.
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Ven 2 Nov - 11:09
Tu le laisses s'asservir devant toi, nourrissant ta domination et ton envie. Réaction Corporelle Inappropriée... Tu souris, carnassier, soudainement plus doux. Tes morsures se font baisers. Caressant sa peau de tes lèvres. Ton bras qui l'enserrait et l'étouffait devient caresse et protection, possessivité. Tu le tires vers toi, jusqu'au mur. Te voilà dos à ce mur alors que le contraire aurait été d'un naturel hors normes. Tu décroches ta bouche de son corps et pose ton front contre le sien, caressant son dos de bas en haut de ta main, l'autre toujours accroché à son cou.

Tu l'observes.
Tu lui offres ton regard aimant, l'espace de quelques secondes.
Ton regard dans le sien.

« A quoi tu penses ? » dis-tu dans une conversation où cela ferait déjà des heures ou des jours, peut-être des mois, que votre relation actuelle était établie, devenant normale, dans ton univers. Tu sembles avoir pris et adopté une complicité que tu aurais avec un amant de plusieurs années, hors, la réalité tend à te rappeler que cela ne fait que minutes passées. Le souffle court, tu tiens malgré tout à garder cette proximité entre vous. Qu'il ne t'échappe.
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Ven 2 Nov - 11:34
Respirer. Il me faut respirer. Tu tiens debout par un miracle inopiné. Ton cœur pourrait se décrocher de ta poitrine à n'importe quel moment maintenant. Rien ne serait moins étonnant. Mais lentement, les attaques se font tendresses. Il t'attire à lui, tu ne comprends pas. Serait-il doux et aimant ? Il a embrassé ton cou meurtri, caressé ton dos, gentiment. Qui est-il ? Que fait-il ? Pourquoi le fait-il ? Front à front, comme dos à dos, il t'observe, encore. Tu rougis, essayant désespérémment de caler ta respiration sur la sienne, sans succès. Tu entends ces mots, mais ne les comprends pas.

Que veut-il ? Tu n'es qu'une maigre feuille tremblante entre ses bras et il te demande finalement d'être, de... Penser ? Un rire, sardonique, retentit quelque part dans ta boîte crânienne. Une part de toi veut lui hurler Prends-moi sur-le-champ, une autre, plus réfractaire, lui rétorquerait que Tu es un grand malade, mais toi, tu te tais, tu ne réponds pas encore. Dans des secondes qui paraissent des années, tu essaies de penser à nouveau. De retrouver le fil d'une réflexion quelconque. « J'aime ce moment. Je voudrais qu'il ne s'arrête jamais. Je pourrais tuer pour ça... »

Tu l'as dis sans y penser, sans réellement penser, sans te laisser l'occasion de te dire que c'était la pire chose à dire et maintenant... Tu l'as dis. Tu flamboies, extérieurement maintenant, tu trembles de nouveau, de peur cette fois, tu ne sais plus quoi faire, un désespoir, un désarroi si profond s'empare de toi que dans ta tourmente, une seule solution te paraît la bonne dans cette guerre intérieure. Tu l'embrasses. Lèvres mi-closes, ou mi-ouvertes, c'est selon. Tu presses ta bouche contre la tienne, ferme les yeux très fort, comme pour le plus jamais les rouvrir, tu pourrais mourir. Tant pis. Au moins tu l'auras embrassé.
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Sam 3 Nov - 9:47
Attentif, tu écoutes. Tu bois ses gestes, brulent ses paroles. Tu le désires avec une hardiesse que tu ne réserverais qu'au roi de ton existence. Il te surprend de plus en plus, tu lui laisse l'autonomie d'un baiser. Tu lui accordes, comme une dernière volonté. Tu souris, couillon que tu es, dans cet échange. Il te plait. Tout entier. Beaucoup trop. C'est dangereux. Il est dangereux. Tu lui accordes l'importance que tu ne devrais accorder à personne, si ce n'est toi. Regrettes-tu ? Jamais. Tu accentues le baiser, laisse ta langue glisser en lui, s'insinuer contre la sienne, la caresser comme une amante de longue date enfin retrouvée. Tu profites, tes mains sont baladeuses sur son corps, sans réelles destinations.

Ton souffle se fait plus présent. Plus écrasant.
Ta respiration est saccadée, trahissant tes desseins et envies. Tu le désires plus que la vie, là, tout de suite, à même le sol. Tes gestes agissent pour toi car la seconde d'après, tu l'a déjà soulevé pour l'allonger sur la dureté de celui-ci. Le sol pourtant si froid se réchauffe à votre contact comme instantanément. Tu grognes dans ce baiser que tu n'as toujours pas quitté, l'une de tes mains trouvant le chemin jusqu'aux cicatrices qui parcourt son corps, quitte à le faire cambrer sous tes caresses qui dessinent le pourtour de ses blessures passées.

Étrangement, tu es jaloux. Jaloux de ces marques qui ne sont pas les tiennes, qui trahissent son passé sans toi. Sans ton existence à ses cotés. Il a vécu avant toi. Tu refuses qu'il vive une seconde de plus ainsi. La pression de ton corps contre le sien se fait de plus en plus sévère alors que tu manques d'air ainsi contre ses lèvres. Plus rien n'a d'importance à part lui dorénavant.
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Sam 3 Nov - 15:28
Seigneur, que ses lèvres sont douces. J'ai le cœur soudainement plus léger. Tant pis, il devrait me repousser à n'importe quel moment maintenant. À n'importe quel moment. Il répond à mon baiser ? Il s'insinue en moi ? Je surenchéris timidement, précautionneusement, comme si le vouloir trop fort allait le faire disparaître. Sur le passage de ses mains sur mon corps, je frisonne, décharges stellaires, comme la queue en feu d'une comète ou la traîne d'une mariée. À n'importe quel moment.

Il te domine, de sa hauteur, mais tu lui as donné les clefs de ton domaine, tout à fait volontaire. Il te désire ? Il respire de plus en plus mal alors qu'il est impossible de séparer nos bouches. Porté, te voilà posé au sol, tu aurais voulu rester dans ses bras pour toujours, mais être l'unique frontière entre lui et le sol te conviens également. Lorsqu'il explore les zones les plus meurtries de ton corps, tu as honte. Tu gémis, furieusement, dans des tons si faibles. Tu te tords sous la moindre pression de ses doigts sur ta peau.

À n'importe quel moment, maintenant... Mais je me laisse à rêver, à rêver que cela continue, encore un peu, juste un peu. Je passe mes mains sur son torse, je tremble, malhabile. J'imagine au combien mes caresses sont vaines, voire même désagréables. Je me fustige une fois de plus de mon incompétence chronique. Je sais seulement que je ne sais rien. J'ai beau me dire que c'est déjà ça, impossible de ne pas penser que c'est toujours trop peu.

« Si tu dois m'abandonner, fait-le maintenant, où je ne m'en remettrais jamais... »

Tu mordilles toujours ses lèvres en disant cela, tu as osé éloigné un peu vos visages pour soupirer ta complainte. Tu es un don. Livré à cet homme, tu te donnes à lui. Étrangement, s'il consent à vouloir de toi aujourd'hui, tu ne pourras plus jamais considérer qu'il en soit autrement. Il pleut sur ton visage, quelques gouttes ruissellent sur tes joues.
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Dim 4 Nov - 9:44
Il te parle. A-t-il quelque chose à dire, réellement ? Il veut ouvrir sa gueule, maintenant ? C'est assez frustrant, là, qu'il ouvre sa bouche. Il ose. Qu'il la ferme, surtout pour dire ce genre de choses. Je le fixe, fronçant les sourcils. Je grogne, me relève brusquement, le laissant là sur le sol. Tu ne l'aurais pas abandonner, normalement. Ça ne te serait même jamais venu à l'esprit, seulement, que ce soit venu au sien te vexes au plus profond. Tu le regarde avec mépris, là, étendu.

Puis tu marches, juste à coté de lui, pour le dépasser et te diriger vers la porte du fond. Sans un mot de plus, sans un regard. T'as la gaule, mais ça ne t'empêche pas que ton égo est beaucoup plus important à ce moment même. Comment a-t-il pu penser à cela. Tu arrives suffisamment rapidement près de la porte et frappe le mur à coté d'une main, empoignant de l'autre la poignée. La rage te consume et t'aveugle, tu n'arrives pas à voir autre chose que la douleur actuelle, qui ne s'en va pas. Tu ne penses à rien d'autre. Ton plus gros défaut, la colère, le sang chaud, l'impulsivité. Elle t'aveugle et t'éloigne de l'être qui te maintient au sol.

Tu ouvres la porte.
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Dim 4 Nov - 10:59
Il se dégage de mon étreinte.
Lui se lève et moi, je meurs.

« Merci... »

Ta voix est nouée. Tu as eu de la peine a parlé. Tu ne savais pas quoi dire de plus. Un immense vide dévore ta poitrine. Tout ce que tu ressens, c'est une profonde douleur. Tu réprimes un hurlement. Puis, plus rien. Le néant l'a emporté. Plus de sentiment. Ton esprit embrouillé ne produira pas le moindre raisonnement avant un bon moment, aussi, te voilà plongé dans un état quasi-léthargique (un état de choc?).

Je ne fais pas attention à son regard. Était-ce du dégoût que j'y aie lu ? À quoi bon y réfléchir, puis qu'à l'évidence, il s'en va. Il m'abandonne. Un fin sourire, las et triste déchire ma face. C'est pour le mieux. L'important est que je sois sauf. Bien sûr, je ne me dirai pas cela, je prétendrai avoir fait ça pour lui. Que tout ceci était trop soudain. Lorsqu'il s'agit de se trouver des excuses...

J'aimerais pouvoir dire que je suis de titane, mais la vérité, c'est que ton départ a percé mon blindage. Je voudrais dire que je ne tombe pas, mais je suis bien incapable de me relever. Je suis ridicule. Si ridicule. Mais, tandis que je pleure en dedans, mes larmes transperce mon cœur. Je n'ai pas d'importance, pas de pouvoir, pas de sens. Sur le sol si glacial de cet amphithéâtre.

Il me laisse dans un trou noir de rage et de confusion, moi qui aurais adoré le voir couronné. Je m'étouffe. Je ne sais plus comment respirer sans la pression de son corps contre le mien. « Adieu. » Après tout, retourne au monde, je n'en pense rien. Je me protège et c'est la fin...
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Dim 4 Nov - 11:21
Tu restes sans bouger. Ses mots viennent caresser tes oreilles, avant de les mordre. Tu fermes les yeux, en suspens, cette porte entrouverte devant toi. Tu as mal, garçon. Plus que ton égo n'aurait aimé souffrir de cet affront.

« Pourquoi. »

Tu ne sais pas quoi dire de plus. Tu ne peux plus bouger. Tu ne veux pas partir. Tu te sens déjà torturé entre deux eaux. Deux envies de meurtre différente. L'une serait la tienne, dans cet amphi, à ses cotés. L'autre serait la sienne, si tes pas t'emportent au delà de la limite de cette porte. Serais-tu à ce point altruiste pour causer ta propre mort ? Tu refermes la porte devant toi, posant la tête contre celle-ci. Tes pensées sont chaotiques. Tes envies meurtrières. Tes envies désirantes. Tu boues. Intérieurement, tu boues. Tes mains se serrent en poings, devenant armes de ta détresse. Tu frappes encore le mur. Le sang macule celui-ci de belles tâches de rage rougeâtre. Tu t'en fou, tu continues jusqu'à ne plus sentir, ne plus ressentir que cette douleur physique, beaucoup moins tranchante que celle qui ronge ton coeur, là. Comment peux-tu être aussi... amouraché de cet inconnu d'il y a des heures.

Comment peux-tu être aussi lâche, toi et ta foutue carapace imperçable.
Tu te mens à toi même alors que tes poings martèlent ce mur. Tu refuses d'y voir quelque chose. Quelque chose qui pourrait te détruire. Il pourrait te mettre en pièces en un claquement de doigts. Il pourrait te réduire à néant, s'il le désirait. Comment peux-tu lui accorder cela?

Tu te stoppes enfin, par on ne sait quel miracle. Peut-être que je ne veux pas que tu te fasses du mal. Pourquoi tu fais cela, hein ? Pourquoi tu t'obstines à frapper ce mur ? Pourquoi ne te retournes-tu pas simplement pour l'enlacer, lui mordre l'oreille, lui murmurer que s'il te redit Adieu encore une fois, ce sera car il sera sur le point de mourir réellement. Tu ne veux plus avoir peur... Je t'hurle de te réveiller, résonner. De te retourner. Tu ne m'écoutes pas. Tu ne veux rien entendre. Ta rage est stupide, ton attachement encore plus, mais est-ce réellement là le but de tout ceci ? Des questionnements ?

Tu te retournes enfin, le visage maculée de larmes, les mains en sang, le dos collé au mur. Tu te laisses glissé contre le mur comme une sombre merde et.
C'est la fin.
Tu éclates en sanglots bruyants.
Tu as pété tes murs.
Ils sont partout autour de toi.
Tes mains soutiennent ton visage qui n'en a que faire de suffoquer sous le manque d'air. Tu chiales, tu hurles ta peine, toi qui ne peut contenir tout cela à l'intérieur. Toi qui n'est pas quelqu'un qui arrive à être faux. Tu es celui qui n'arrive pas à avancer en te mentant.

« ER'RIL ! »

Un cri.
Un seul.
Qui pourrais te libérer de la crise que tu vis.
Un désespoir dans ta voix brisée.

Tu es entrain de mourir.
Tu manques d'air.
La fin approche...
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Dim 4 Nov - 11:41
Il ne part pas.

De ta poche, tu sors une énième cigarette. Une fois de plus, tu la portes à tes lèvres. Il n'y a pas le temps pour cela, on a mieux à faire ! Oui, tout doux. Tu sors, en son temps le briquet alors que tu te relèves. Il y a pourtant comme un million de lames logées dans ton dos qui détruisent ton cœur qui peine à se reformer. Mais il continue. Il essaie. C'est d'une douleur indicible qui t'est étrangère. Une bouffée de cigarette plus tard, tu viens écraser ta braise incandescente juste au-dessus de ta hanche. Tu appelles la douleur physique pour déclencher les réactions dont tu as besoin.

Tu ne cilles pas, mais tu peux te remettre en mouvement. Et c'est là tout ce dont tu as besoin. Tu ne montes pas les marches, tu te hisses sur une paillasse et remontes la salle en sautant de table en table. Tu cours vers lui, silencieux, la face toujours aussi blême, livide, inexpressive, mais tu bouges. Tu n'as pas besoin de le ressentir pour savoir que ça existe. Tu n'as pas besoin de le savoir que ça existe pour comprendre que ça fait mal. Tu n'as pas besoin de comprendre que ça fait mal pour toujours plus le désirer.

As-tu seulement besoin de le désirer pour l'aimer ?

Comme une masse morte, sans âme, tu tombes sur lui, entre ses bras, faisant fi de tout choc, tu dégages ses mains, peu importe ce qu'il en coûte, de son visage et tu l'embrasses. Tu l'embrasses, tu l'embrasses, tu l'embrasses, tu l'embrasses. Tu dévores ses lèvres. Tu romps aussi sec ce baiser. Tu lèches ses doigts, tu nettoies ses plaies, tu grognes, tu grondes. Mécontent. Pourquoi a-t-il fait cela ? Qu'est-ce qui lui as pris. Tu lui mords un doigt, gentiment. Tu lui mords le cou, moins gentiment. Tu lui lèches le lobe de l'oreille. Tu le dépossèdes de lui-même, tes mains passent et caressent l'intérieur de ses cuisses. L'une descend jusqu'au mollet, remonte sur le tibia.

L'autre, plus simplement, s'en tient à sa cuisse un moment, puis sa hanche, puis son dos, puis son torse, puis son épaule, puis sa nuque, tu le tires à toi, tu l'embrasses à nouveau. Tu ne fermes pas les yeux, tu le voles à lui-même, tu veux retirer toute peine logée en lui, tu vas tout prendre et ne rien laisser. Tes yeux sont froids, décidés, tu n'es qu'un tourbillon de haine envers toi-même. Mais tu as mieux à faire que de te détruire, tu as infiniment plus important à faire que te tailler les veines. Tu dois être là pour lui, maintenant. Lui qui a hurlé ton nom dans un désespoir qui lacère ton cœur d'un million d'autres lames.

Peut-être voudrais-tu mourir, que tout s'arrête, que le calme revienne, enfin. Mais, lui, ne s'en remettrais pas. Peux-tu seulement considérer le fait que tout s'arrête pour lui aussi ? Inacceptable. Inconcevable. Tu brûlera tout autour si besoin, tu détruiras toutes possibilités d'avenir, mais il sera sauf. Il se doit d'être sauf. C'est tout ce qui t'importe, là, maintenant, tout de suite. Peut-être, plus tard, tu y réfléchiras, tu te diras qu'il y a mieux à faire, que finalement... Je ne sais pas. Mais tu ne regretteras pas, tu ne pourras jamais regretter. Tout simplement parce que ce que tu ressens là. C'est réel.
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Dim 4 Nov - 12:10
Tu le laisses faire de toi ce pantin que tu es. Tu es le sien, en cet instant. Tu ne ressens rien. Vide. Vide de sens, seul sa présence te rassure, te ramène. Tu sens son poids brusquement contre ta cage thoracique, ton souffle était déjà coupé, qu'est ce que cela pourrais t'apporter de plus si ce n'est accentuer ton étouffement ? Peut-être veut-il simplement t'achever, mais non. Non, il t'embrasse.

Tu voudrais lever les mains vers son visage, répondre à ses baisers, mais la force est absente. La volonté aussi. Tu ne sais pas. Tu essayes, pourtant. A force d'acharnement, il arrivera surement à te faire décrocher quelque chose. Tu arrives enfin à bouger les mains, tu l'enlaces, tu essayes, encore, de te battre pour vivre. Ton souffle revient. Il te brule de l'intérieur alors que tu es à deux doigts d'un évanouissement émotionnel. Comment cela est-il possible ? Comment ? Il aspire ton air de nouveau, te partageant le sien. Tu respires sur lui, pour lui, contre lui. Tu réponds enfin à ses baisers. Tu espères enfin vivre, survivre.

« Never again... »

Tu lâches un soupire, un soupire de vie qui aspire de nouveau ton corps alors que tes bras l'étreignent dans une folie monstre. Tu n'imagines pas une vie sans lui. Un monde sans lui. Un espoir sans lui. Une bouffée d'air sans lui. Un pas de plus sans lui. T'en a soudainement plus rien à faire des cours, de la vie, du reste. Personne ne devra te séparer de lui. Personne. Personne n'osera. Ils seront tous morts. Ils sont déjà tous morts. Personne à part vous. Voilà. Voilà, là... Tu te calmes avec tes pensées chaotiques et égoïstes.

Tu l'embrasses avec passion.
Il est ton obsession, tes poumons.
Arrachez-le, et je meurs.
Nous mourrons ensemble.
Nous vivrons ensemble.
Il est la raison de ta présence sur cette Terre.
Tu le sais.
Tu en es persuadé, aussi cliché que cela pourrait l'être.
Aussi fou que cela puisse être pensé.
Des années se sont passés depuis votre premier échange, là. Ce ne sont pas des minutes, non.
Tu le connais.
Il te connait.

Nous sommes un.
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Dim 4 Nov - 12:54
Il répond.
Il vit.
Il est là.

Ton visage ne fléchit pas. Tu ne renonces pas. Pourtant, des torrents peuvent à présent se déverser sur tes joues, le long de ton cou, jusque sur ton torse. Tu pleures. Ciel! Tu veux craquer, tu dois craquer. Tu déboutonnes ton pantalon, tu retires tout d'un coup. À nu. Collé à lui, contre lui. Tu essaies de faire sauter cette peinture écaillée que tu as partout sur le corps. Tu dois faire peau neuve, muer. Tu te craquelles, tu te fissures, tu te lacères. De tes ongles que tu enfonces dans ta chair, tu laboures tes hanches, ton torse, tu dois exploser pour mieux exister.

Tu l'embrasses à nouveau, tu fermes les yeux cette fois. Tu ne veux pas le regarder, tu n'en as pas besoin. Tu mords ses lèvres, tu respires fort. De quoi a-t-il besoin ? De quoi as-tu besoin ? Chair de poule. Tu as froid, il est la seule source de chaleur ici. Tu te loves dans ses bras. Tu saignes. Tu pleures. Tu salives. Véritable métal en fusion. Irradiant une chaleur animale, inhumaine. Ta main, qui jusqu'ici maintenait sa tête, file dans ses cheveux. Tu l'agrippes par les cheveux, le haut du crâne. Ton autre main, plaquée sur son plexus, l'enfonce contre le mur. Tu l'observes, un instant.

Puis tu viens mordre, fort, son cou. Il sent si bon. Tu lèches, tu y laisses quelques marques, éparses, plus ou moins rosées, plus ou moins violacées. Tu imploses. Ton bas-ventre fond. Tu laisses quelques traînées translucides sur son jean. Tu te fous du ridicule. Tu es. Tu fais basculer sa tête en arrière. Tu as, pour une fois dans ta vie, un tant soit peu de poigne. Tu accèdes à de nouvelles parcelles de lui. Tu brûles. Tu décroches enfin ton visage de son putain de cou. Vampire. Tu l'observes à nouveau. Pour une seconde repu. Puis, la faim revient, tu as un véritable festin de servit devant toi, pourquoi résister ?

Tu t'attaques, machinalement, à ses boutons de chair, tu les mordilles, les titilles de la langue, tu joues. On ne doit pas s'amuser avec la nourriture ! Disait maman. Quel dommage, si elle te voyait... Tu lâches finalement son plexus, fait plus lâche ta prise sur ses cheveux, tu embrasses son torse, puis plus bas, plus bas, plus bas. Finalement, c'est un tissu qui t'empêche de sentir sa peau. Tu grognes. Insatisfait. Tu fais sauter le bouton d'un geste de la main rageur. À nouveau. Une barrière entre lui et toi. Tu le regardes, caresses du bout des doigts le sous-vêtement.

Et maintenant?
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Sam 10 Nov - 21:54
Tu sens sa pression sur ton torse. Tu grognes, ressens. Tu es impardonnable. Tu respires son air. Tu en as tellement besoin, animal. En un instant, tu n'es plus que sens. Sens dans ta vie, ton existence. Il est sens. Il est tout ce que tu voudrais qu'il désire de toi. Tu attends la sentence, l'observe faire. Il ne semble pas dans un état constant, lui non plus. Comment trouves-tu toujours le moyen de réfléchir alors qu'il te touche ?

Tu grimaces sous la douleur de la morsure, mais ne bouge pas, ne bronche pas. Après tout, il décide clairement de mener la danse, pour le moment, et tu l'acceptes un court instant. Tu remarques qu'il est nu que lorsque tu le sens contre toi se déverser, déverser ses émotions. Tu souris, tu reprends de la constance alors qu'il te désire. Tu le vois te dévorer, tu le sens contre ton torse, glisser jusqu'à ton bas. Tu souris un peu plus, encore, tu revis. Il te fait simplement et soudainement vivre brutalement comme un défibrillateur.

Tu le stoppes.
Tu l'arrêtes dans sa démarche.
L'initiative et la dépendance sont terminées pour lui.

Tu le repousses, le dévorant des yeux, continuant à avancer sans jamais que ta main ne quitte son torse. Tu le percutes sur le sol, toi le surplombant, le fixant toujours.... Puis tu t'asseois sur son torse. Littéralement. Tu t'assis sur lui, de tout ton poids sur sa cage thoracique.

« Pourquoi. »

Tu veux savoir. Tu veux l'entendre.
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Dim 11 Nov - 15:11
« Je... Je pense que ce sont tes yeux. Ta voix ? »

Tu le regardes sans plus le regarder, songeur. Tu ne te formalises pas de ce retournement de situation. Il t'oppresse, gêne passablement ta respiration, te contraint, mais rien de dramatique. Il te pose une question, tu te dois d'y répondre avec pertinence. Tu dois savoir. Tu dois penser. À nouveau, il te relance dans un système dont tu venais de t'éloigner. C'est bien son droit le plus absolu, la tâche n'est pas des plus aisées, voilà tout.

« Je crois que c'est trop. Tu es trop. » Une étincelle résolue, convaincue brûle dans mon regard. « C'est trop d'information à assimiler d'un coup. Fascinant. Mort à l'intérieur ? Mais vivant ? Fragile ? Mais fort ? Brutal ? Mais délicat ? » Un sourire totalement charmé s'inscrit sur mon visage.

Tu examines l'entre-jambe à demi-couverte de ton interlocuteur. Un certain désir devrait pouvoir se lire dans l'iris céruléen de notre nabot de brun. L'envie d'y glisser ses mains à nouveau est très tentante. Toutefois, tu respecteras ce qui semble pour toi, être un petit instant de test. Aussi, tu ne bouges pas, tu attends, sagement, une réaction, un mouvement adverse. Tu sais ce que tu veux maintenant.
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Dim 11 Nov - 15:47
Tu le laisse te répondre, étant moitié satisfait, moitié déçu. Il était donc si facilement domptable face à la misère que tu lui avais accordée, montrée ? Il était si empathique envers toi ? Une cible presque trop facile, trop attendue, trop... inintéressante, peut-être. Pourtant, tu restes là, à le regarder. Tu grognes, animal, alors que tu t'empares à nouveau de ses lèvres. Ses compliments t'ont touchés parce qu'ils viennent de lui. Son incompréhension, son hésitation, t'attire comme une proie devant un prédateur.

Tu veux le dévorer tout entier, mais tu te retiens, faisant monter le plaisir un peu trop présent entre tes jambes.

Tu te redresses de nouveau, posant les mains sur son cou, caressant du pouce cette peau que tu souhaite parsemer de baisers. Tu observes son regard, chaque nuance d'émotions que tu pourrais y voir.

« J'aime bien. Ta présence. »

Chose rare chez le phénomène, il fallait le dire. Il voulait être seul. Souvent. Dans la vie en générale. Là, ça changeait la donne. Ton ventre gargouilla. Un petit rire passa entre tes lèvres alors que tu te redressais, comme vide d'émotions négatives. Toutes émotions négatives. Tu n'étais que ... bonheur ? Bizarre. Tu remets correctement ton pantalon, renferme le lion en cage et te dirige ainsi vers la porte.

« J'ai faim. »
Une pause. « Tu viens ? » L'ordre s'était mué en demande, simplement parce que tu voulais. Non, désirais. Non. Ordonnait qu'il se rhabille avant de venir. Juste parce que bordel, il allait pas se balader à poil dans le campus, voilà tout. Tu soupires, impatient.

Qu'il se dépèche.
Tu as faim.
Et son corps ne suffirait pas à te satisfaire, là.

Animal en premier lieu, survivre physiquement passait par dessus tout désir. Il l'apprendrait à ses dépends. Les besoins primaires avant les secondaires ? Foutaises, parfois. Allez savoir. Juste qu'il vienne avec toi.
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