Mer 24 Oct - 20:26
Achevé, le cul planté sur un siège, tu regardes devant toi. Tu repenses à ce toit, à cette envie de plonger dans le vide que t'as eu. Puis, y'a eut ce mec... ce mec que tu pensais être le bon. Qui l'était peut-être, qui sait. Tout c'que t'avais construis comme ce qui pouvait être ton avenir. Tout s'est effrondé à partir du moment ou t'as décidé de regarder où tu étais, là, maintenant. Ton regard fixe ce putain d'estrade.

En as-tu réellement quelque chose à foutre, maintenant ?
Genre, d'avancer.
De vivre.
De respirer.

Continues de sourire, n'oublie pas de respirer, qu'il disait. Il avait l'air d'être intelligent le type qui avait dit cette chose ou d'avoir jamais connu quelqu'un de sa vie, aussi. Tu grognes. Tu frappes le siège avec ta boots, t'en fais tomber la chaise. La ramasser ? Qu'elle crève sur le sol, comme toi. Elle mérite pas mieux. Personne mérite mieux. T'es qu'un putain d’égoïste là. Le bruit de la porte attire ton regard sans que tu bouges. T'écrases ta fucking clope sur la table et gueule à l'intention de la personne histoire de bien faire comprendre qui tu es et qu'elle se barre.

« Sors de là. »

L'absence d'émotions dans ta voix et dans tes yeux auraient fait vibré l’amphithéâtre. Repeindre les murs de ta rage, quelle bonne idée.
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Jeu 25 Oct - 18:58
" Sors de là. "

Toi qui entres ici, abandonne toute espérance. Tu ne cherchais rien. Tu ne voulais rien. Toi qui entres ici, tu pensais y gagner la paix. C'est Guerre qui t'y attend, de pieds fermes, fermement ancré au sol de cet amphi'. Toi qui entres ici, allons bon, qu'y as-tu trouver ?

J'avais attendu un temps à l'entrée du bâtiment, terminant à la va-vite une clope commencée trop tard. Je voulais du calme, enfin du calme. Mes voisins de chambre célébraient une énième soirée étudiante et je devais réviser ma philo' pour le lendemain. La bonne blague.

Écouteurs visés dans les oreilles, musique hurlante, capuche tirée de manière si ridicule sur mes cheveux bruns, j'étais entré ici comme dans un refuge. Je fuyais. Pourquoi diable y trouvais-je âme, apparrement, qui vive ? Quelle est cette sorcèlerie, depuis quand on trouve du monde dans ces putains de salles de sciences ?

Un air de dépit s'installa durablement sur mes traits fins, je pouvais le sentir... Le mépris qui transpirait, qui s'échappait de tous mes pores.

" Je dérange encore la nuit de quelqu'un ? " Un sourire las découpa soudaibement mes joues, " Qu'est-ce qu'on fête ? ".

Tu n'as aucune envie de jouer. Sans doute bientôt, tes habituels masques viendront à te manquer lorsque tu devras affronter, seul, à découvert, nu, les vérités qui éclaterons ici. Six pieds sous terre.
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Jeu 25 Oct - 20:13
L'autre, te fixe. L'inconnu. L'intrus. Celui qui te veux du mal, là, tout de suite. Quelque part, t'en es persuadé. Il est rentré pour toi. Il est venu pour toi, comme un boulet de canon. Il est venu pour que tu défoules ta haine, contre lui, contre la terre. Lui qui devient ton monde actuellement pour y défouler tout ton intérieur.

Tu poses un pied à terre.
Tu te lèves.
Tu t'avances.

T'es déjà devant lui, yeux dans les yeux. Tu le fixes, tu cherches rien puisque toi, t'étais vide avant qu'il rentre. What is his fucking problem ? Qu'il crève. Qu'il meurt. Qu'il jouisse de l'impuissance fasse à ton regard inspirant la haine et l'amertume.

« Une fête ? T'en vois beaucoup, des fêtes, toi ? »

Non parce que soit il était complètement CON, soit il avait oublié ses lunettes dans sa chambre de semi-émo reclus de la société. C'est quoi ce look. C'est quoi ce regard. C'est quoi cette dégaine.

« Bordel. Crève. »

Tu t'adresses à toi, petit con, fallait juste que tu trouves un miroir pour te le dire. A défaut d'en avoir trouvé un, tu as trouvé une âme qui te reflète ce que tu n'arrives plus à faire : survivre.

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Jeu 25 Oct - 20:34
Et voilà que déjà, ils venaient à te manquer. Tes masques, tes bons petits masques qui préservent les apparences. Quelles sont belles les apparences, les jolies petites apparences qui d'habitude te préservent.

Guerre pied à l'étrier, va pour livrer bataille. Il se rue sur moi. C'est sans espoir. Je ne m'en tirerai pas indemne. Dès lors. C'est lui ou moi, peut-être lui et moi? Des images tournent dans mon esprit alors qu'il m'assaye, me prend otage, débute un siège. Il s'est rué sur moi, l'animal.

" Ouais. Un peu trop. D'un peu de trop près. " Pourvu que ce ne soit pas la mienne, penses-tu. Mais tu ne le dis pas, lâche.

Outre ses traits émaciés, il n'est pas désagréable à regarder. De près, de si près, de la trop près. Tu pourrais t'y brûler les ailes, Icare. Va t'en. Fuis encore, plus loin, loin d'ici, loin de lui.

Mais comme un insecte à une lueur vive, tu restes, un instant, accroché à cette gueule. Bordel. Qu'est-ce que j'attends ? Je dois donner des ordres, reprendre le contrôle de moi-même, reprendre le contrôle tout court. Caméléon. Tu disparaît derrière un épouvantail fait de chair et de papier. Qu'allait-il faire maintenant ? Que pouvait-il te faire maintenant. ? Était-ce un élan de curiosité morbide ou simplement l'impatience d'être soufflé par le loup ?

" Sympas l'accueil ici.. Tu m'étonnes qu'il y ait si peu de monde.. " T'es con. Tellement con. Tu le sais mais tu peux pas t'en empêcher.
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Jeu 25 Oct - 21:01

Il ne bouge pas. Il ose te poser un affront. A toi ? Il est sérieux ? Est-il vraiment sérieux ? Ta respiration augmente en même temps que son insolence. N'est-il pas le premier en tord à venir troubler tes pensées chaotiques ? A faire irruption dans ta vie comme un suppôt de Satan ? A moins que ce ne soit un ange déguisé en diable, simplement pour faire plier l'échine.

Tu ne plies pas l'échine.
Tu n'es pas de ceux qui plient.
Tu es de ceux qui détruisent, ou se font détruire.
Une vague de vie t'anime, inonde tes yeux.

Tu avances pour le faire reculer, quitte à coller ton corps au sien, toujours plus de pression contre son torse, ton regard n'a jamais baisser du sien.

« Oserais-tu encore rester là, idiot? »

Ton venin s'insinue dans ses veines par les pulsions sanguines sur ton corps. Tu gonfles, intérieurement. Extérieurement. T'as juste envie d'exploser contre lui. Sur lui. En lui ? Tu te retiens, pourtant, tu te fais violence. Une once de bonté pour lui laisser une chance de t'échapper avant que la guerre ne soit déclenchée. Serait-il assez fou pour osé rester ? Rester sous cette emprise qui le force à reculer, se faire dominer. Ce que vous redoutiez tous ou admiriez. Ce que vous fuyez ou désirez. T'avais envie, juste cette fois, d'affronter ta réalité.

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Jeu 25 Oct - 21:27
Soufflé ton abri, balayée ta chair. Il l'a fait brûler, comme un fétu de paille, envolé ce masque que tu chérissait tant. Mais tu as de la réserve. Tu le vaincra avec tes propres armes. Peux-tu le vaincre ? Veux-tu le craindre ?

Je déglutis, passivement. Passif, c'est un bon résumé de mon inaction. Je devais... Quoi déjà ? À propos... Ces yeux... À propos du contrôle. Ses yeux. Je m'y perds, je m'y nois. J'y meurs et y ressuscite plusieurs centaines de fois.

Calmes-toi. Reculer. Tu dois reculer. Impossible. Il t'as coupé toute retraite. C'est entre lui et cette paillasse. Il pourrait tout à fait... Te retourner ! Oui, tu dois trouver un moyen pour te retourner. Ça existe forcément. N'importe quoi. Tu baisses les yeux.

Tu es un idiot. Un idiot. Idiot. Qui es idiot ? Toi ? Toi. Force de proposition. Force de construction. Force de la nature. Forcé ? Par lui ? Jamais. Tu relèves ton regard. Tu le plantes dans le sien. Ce regard où tu pourrais décricre l'enfer.

Tu la sens. Serpentique. Défendue. L'idée de rester là, à sa merci... Lutter. Lutter pour vivre. Vivre pour lutter. Lutter et combattre, c'est la base de ton être, c'est ton code génétique alors pourquoi l'idée de déposer les armes te paraît si séduisante.

" Démon. " Tu es ridicule, encore. Il pourrait enfoncer sa lame si loin dans ta chair avant que tu ne le dises. Qu'il te fait mal. Tu baisses les yeux, victime d'un être que tu n'as jamais rencontré. Pourquoi ? Pourquoi donc exister.

" Et si j'osais ? " Un sourire d'ultime défiance modèle mon visage aux courbes obscures de ma dernière complainte. Un nouveau, encore un nouveau masque.
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Jeu 25 Oct - 21:38

Il est suicidaire. Suicidé. Inconscient ? Mortellement conscient. Il est fou. Animé d'une soif que tu ignores, peut-être. Désire connaitre. Tu es jaloux. Tu ne comprends pas. Tu ne sais pas pourquoi il reste planté là sous tes menaces, sous la colère qui gronde. Toi, t'aimerais savoir ce que ça fait de se sentir vivre. Survivre. Exister dans ce monde qui t'a été fermé.

Tu grognes, animal. T'oublie de respirer, une, deux, trois fois. Tu le fixes, intensément. Tu vois son regard qui fuit. Tu souris, satisfait de sa lâcheté interne. Satisfait d'être le maitre des lieux. Tu penses qu'il n'est rien. Que tu es tout. Un moment d'égoïsme qui se dissipe rapidement avec le son de sa voix qui te transperce de nouveau d'un affront. Sourire effacé, disparu, à jamais.

T'agrippes son bras. Ses bras. Tu serres, fort. Tu regardes toujours son regard. T'y perdant. Le dévorant. Silencieusement, tu attends. Un gémissement de peur, de douleur. Ressens-tu ? Aimerais-tu questionner. Tu ne le fais pas. Les mots sont bloqués.

Attachés.
Verrouillés.
Muet. Te voilà muet, idiot d'étalon. Non. Tu n'es pas muet. Tu cris ta rage, tu hurles ta douleur, ta peine est prisonnière dans ton coeur. Tu plantes tes ongles à travers le tissu de ses vêtements, tu sens ta pression qui s'insère en lui, doucement, lentement, douloureusement. Tu ne lâches pas prise, ô ça non. Tu continues jusqu'à sentir tes doigts blanchir, que la sensation disparaisse. Tu relâches enfin et t'écarte d'un pas, comme pour attendre quelque chose. Qu'attends-tu ?

Mon regard dans le tien.
Toujours, depuis le début.
J'attends.

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Jeu 25 Oct - 22:22
Tu es un porc. Tu n'as aucun dignité. Tu t'es regardé, j'veux dire, juste cinq minutes, dans une glace dernièrement ? Non, parce que mon pauvre, tu fais peine à voir. C'est indécent.

Indécent. Indécent. Incandescent. Un autre masque dont tu ne retrouveras plus la confortable sécurité. Et un autre. Non, pas le bon. Dégage. Non, pas le temps. Il te faut du solide, du brut du violent. Tout part à vau-l'eau.

L'horloge tourne. Il est bientôt minuit, Cendrillon. Tu n'auras plus que des aillons pour cacher les blessures que tu réclames en secret. Bientôt, plus un brin, plus rien à mettre entre toi et la bête.

Devant la succession de postures dont tu as changé pendant un si court laps de temps, tes yeux ont fatalement suivit le cours de tes transformations succécives. Bleus. Verts. Jaunes ou Rouges.

Il me plante. Il me saigne. Il va me tuer. Mon cœur s'accélèrent. Il le sent forcément. Il est dans mon sang. Mon cœur s'arrête. Fin du temps. Fin des temps ?

Tu ripostes. " Ça y es ? Tu l'as pété ta crise? D'un ton nonchalant, inconséquent, tu poursuis " Tu peux me lâcher maintenant ? " Est-ce que ça va marcher ? Ça doit marcher. Tu n'as plus grand chose pour ne pas dire que tu n'as plus rien après ça. Ton regard ne flanche pas, forcément, il n'est pas de toi.
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Ven 26 Oct - 11:44

Etrangement, tu te calmes. Ses mots deviennent simplement inutiles, traversant ton esprit comme la première branlette de la matinée. Tu plisses les yeux, l'observe encore, attendant toujours. Finalement, peut-être serais-tu déçu. Deception. Voilà un beau mot pour toi, ce que tu représentes aux yeux de tous. De lui peut-être.

Tu grognes. Encore. Tu ne sais faire que ça. Quelle évidence stupide. Il est responsable de ta déchéance. Il t'a réveillé. Il a osé te faire vivre, ne serait-ce que quelques secondes, minutes. Il n'a pas le droit d'exister après cela. Il t'appartient le droit de son souffle, sa vie, sa mortalité.

Tu t'avances de nouveau jusqu'à ce que son corps soit pressé contre le mur, qu'aucun air ne traverse l'espace entre vous. Tu veux qu'il suffoque pour te parler ainsi. Qu'il n'est plus aucune volonté propre. Qu'il ne respire que par ta respiration. C'est essentiel. C'est vital. Tu souhaites le posséder en cet instant. Aucune notion sexuelle dans tes pensées. C'est bien plus profond. Bien plus ancré.

Posséder une vie dans le creux de ta main... Etait-ce vraiment ce que tu désirais ? Attendais ? Comme on t'avais posséder toi ? Tu es fucking perdu, loupiot. Mais t'avances, t'avances. Tu vas te servir de lui pour avancer. Il sera ton tapis rouge de ta gloire.

Ta bouche contre son oreille. « Veux-tu que je te lâche? »
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Ven 26 Oct - 17:01
" Non ! " J'ai parlé trop fort, un d'un ton trop aigüe, d'une voix trop peu assurée. Le reste de ma phrase est avalée par mon stress. Ou était-ce de l'envie ? Je poursuis à la hâte. Penaud. Déjà vaincu. " Non, mais ça va pas ? Bien sûr ! Arrêtes ça.

Il est déjà contre toi, ton sang bouillonne, l'enfer se déchaîne dans ton ventre, la Géhenne. Où ça précisément, dans ton ventre ? La plupart de tes masques se sont déjà tous consumé à son contact.

Que reste-t-il ? Que te restes-t-il ? Pas grand chose à vrai dire. Un rire sardonique retentit dans un coin de ta tête, c'est un nouveau masque qui vient de disparaître. Il n'y a plus rien. Plus que des cendres, des décombres. Tu es partis en fumée plus vite qu'une pauvre indus'.

Alors c'est entre lui et toi. Vas-tu tenter le baroud d'honneur ? Il le faut. Tu n'en est pas capable . Évidemment que si !. Regarde la vérité en face. Je ne veux pas mourir... Tu brûlras ! Grand silence. Des pleurs retentissent.

Bien obligé de respirer, tu humes le parfum de son cou, de sa peau, de ses cheveux. Immonde, te dis-tu. Mais ta langue passe sur tes lèvres, réflexe accompagnée d'une mèche imaginaire que tu replace derrière l'oreille qui n'est pas monopolisé par la bête.

Tu manques d'air. Il vole ton air. Tu prends une inspiration, faiblarde, puis de plus en plus profonde. Tu expires, timidement contre sa peau. Encore sa peau... Tu rougis. Tu as chaud. Fébrile, ton expiration se sacade avant d'à nouveau laisser place au roi. Guerre.
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Ven 26 Oct - 18:45

Ses mots t’attisent. Ses mots t’envie. Tu donnes envie. Il est envie. Tu grognes de satisfaction alors que tu n'écoutes pas ses autres mots, tous faux. C'est trop tard. Il avait juste un mot à dire et il l'a dit, te comblant de satisfaction passagère. Son souffle contre le tien, ton corps qui répond au sien dans les trépas mouvementés de vos deux respirations.

Tu veux qu'il prenne ton souffle.
Qu'il respire par toi.
Pour toi.

Tu grondes au dela de grogner. Tu appuies un peu plus la pression contre lui et ton visage sourit de nouveau contre son oreille, murmurant. « Say it again. » comme le rythme et les paroles de chansons, tu le taquines au plus profond. Envie et désir de le posséder. Est-ce encore du désir ? Non... Non, c'est bien plus profond. Bien plus malsain. Bien plus vengeur.

Tes bras l'entourent, tes dents rentrent dans la peau de son cou, le mordant sans retenu. Tu n'es plus vraiment toi, en cet instant. Juste un amas de pression et d'obsession.
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Dim 28 Oct - 11:42
Faible. Tu es faible. Même quand tu cherches à lui résister, c'est sans grande conviction. Tu te prends pour qui ? Tu devrais être the one above all, pourtant à bien y regarder, je dirais que tu te fais écraser.

Moi qui voulais la paix... Guerre et Paix... Ça sonne comme un mauvais bouquin que tu as étudié en cours. Pourquoi je pense à ça ? N'importe quoi pour oublier la situation dans laquelle je me trouve... Bon sang.

Cette fois-ci, je vais lui faire comprendre ! " Non... " Pardon ? Quoi ? Qu'est-ce qui vient de se passer ? C'était quoi cette voix mielleuse, ce gémissement, à peine audible, si indécent ? Qu'est-ce qui m'arrive ?

Tu vas vraiment rester là. Sans rien faire. Sans bouger. Te laisser dévorer. Sans un mot, sans un bruit, sans même le lui refuser. Tu n'es pourtant pas du genre sacrificiel ou altruiste. Quelle bonne blague.

J'étouffe. Je n'ai plus d'air. Comment faire ? C'est l'enfer. Lucifer ? Un ange passe puis tu meurs. Un râle des plus racoleur jallis d'entre tes lèvres, une larmiche au coin de tes yeux. Il te mange. Il te mord. Tu vas mourir ici.

Malgré moi une de mes mains passe sur son épaule, son omoplate et viens caresser sa nuque, la naissance de son cuir chevelu. Une larme tombe. Deux boutons de ma chemise sautent sous le pression posé par la bête sur le tissu.

C'est toute la tenture qui glisse jusque sur mon épaule. Dévoilant un bon morceau de mon torse, ma chair de poule. Mon rythme cardiaque délirant, ma pression sanguine affolante. Je crois ne m'être jamais senti plus à nu.
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Dim 28 Oct - 16:58
Un sourire s'affiche sur tes lèvres. Suffisant. Satisfait. Tu devrais et pourtant, le voilà qui déjà se met à nu devant toi. Vraiment ? Avec autant de facilité? Ce n'est pas pour te déplaire, toi qui n'aime pas être dominé ou même, résisté. Mais il semble en désirer tant que tu n'étais pas prêt à lui offrir, là, tout de suite.

Tu recules, tel un félin satisfait de sa caresse qui n'en demande pas plus.
On t'approche encore, tu feules, grogne et mord.
En cet instant, tu l'observes, à demi-nu, devant toi. Ce sentiment de satisfaction qui t'envahit ferait presque levé l'entre-jambe. Presque. Pour si peu, hors de question. Tu as besoin de plus, maintenant que ta colère est apaisé, ton regard se fait... différent. Plus intrusif. Transperçant ses iris des tiens, un fin sourire se dessine sur tes lèvres alors que tu enchaines.

« Approche. »

Toi, à quelques pas de lui qui était en manque d'air contre ce mur quelques secondes plus tôt. Va-t-il une nouvelle fois t'obéïr ou s'enfuir vers la sortie, comme une proie totalement perdue et égarée ? Tu es curieux, prédateur. Curieux de voir la suite de cette aventure.
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Dim 28 Oct - 17:27
Un rictus, grimace d'outre-tombe. Ça déforme ton visage dans un déferlement de haine et de dégoût. Tu ne joues pas sur ce terrain-là. Tu es impuissant. Quelques cycles respiratoires plus tard, tu récupères un calme de surface. De ton sac, tu sors une bouteille d'eau, dédaigneusement, sans lui prêter un regard, tu la vides de son contenue puis la jettes au loin. Enragé, tu plantes, insères ton regard dans le sien. Chaque fibre de ton être réclame vengeance.

Tu replaces ta chemise comme il se doit, ne raccroche qu'un bouton. Puis tu t'en vas. Un pas après l'autre, tu t'éloignes de cette créature. Elle ne te fait pas peur, du moins, c'est ce que tu préfères te raconter. Ce ne sont simplement pas les bonnes circonstances. À quoi bon se battre si tout est joué d'avance ? Ton rire, grave, déchire le silence jusqu'ici instauré. Tu baisses les yeux. Allume une cigarette, fixe le plafond puis recommence à rire. Une bouffée de nicotine plus tard, tu es de nouveau devant lui. Comment ? Pourquoi ?

J'en veux plus. Je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin. Il est hors de question de me laisser écraser comme ça, sans rien dire. Même si je n'y peux rien, même si je n'ai aucune chance, je l'affronterai. Quitte à crever la bouche ouverte. Même mort, il ne m'enlèvera pas mon sourire. Je ne souris plus. Je le toise. Une main posée de chaque côté de ses hanches, penché sur lui comme un vieux loup affamé, les yeux brillants. Je recrache toute la fumée de mes poumons dans un bien beau voile de fumée.

« Et maintenant ? »
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Dim 28 Oct - 21:08
Tu le regarde partir. Ton sourcil se lève. Oserait-il ? Tu ne penses pas. Tu penses qu'il va revenir, tu ne bouges d'ailleurs pas alors qu'il s'approche dangereusement de ton espace vital. Tu souris, conscient du bonheur qui t'envahit alors qu'il était revenu vers toi. Tu te trahis, toi et tes émotions, laissant échappée une once de bonheur avant de - une nouvelle fois - la laisser s'échapper pour prendre sa clope qui devient ta clope, en aspirer cet air toxique. Baiser indirect. L'idée te plait, étrangement.

Cela fait combien de temps.
S'il te voyait ?
Tu n'y penses pas.
Tu ferme les yeux, tu subis les assauts et les aléas.

En les rouvrant, tu finis donc d'ordonner ce que tu désires, une nouvelle fois. « Tu peux partir. » Peux. Ne veut pas dire dois. Tu lui laisse son libre arbitre de nouveau. Tu lui laisses la décision de ses choix. Après celui-là, et seulement celui là, tu verras s'il est digne de ton intérêt. Autant que sa clope que tu consumes dans un souffle, un regret qui s'envole. Tu l'observe, désintéressé, mais ton estomac bouille d'émotions à faire redresser l'intéressé. Peu importait. Tu aimes les idées qu'il t'inspire. Du moment que tu te sens vivant, who cares.
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Dim 28 Oct - 21:43
Machinalement, tu sors un nouveau tube de mort de son paquet pour le porter à tes lèvres. Te redressant, tu colles l'extrémité de ton poison à ce qu'il reste de son larcin. Tu tires ta latte, dans une pose assez photogénique. D'une main, que tu passes à revers dans tes cheveux, tu te recoiffes. Tu souffles au-dessus de lui, laissant d'étrange volutes, que tu observes un temps, parcourir l'espace. Tu le presses, très précautionneusement, contre cette paillasse sur laquelle ta main s'agrippe à nouveau. Jusqu'à faire disparaître l'espace entre vos bassins. Jusqu'à presser ton bassin contre le sien.

« Quand est-il de ce que je veux ? » Un sourire aux allures carnassières étire tes lèvres, tu laisses ton bas-ventre en fusion répondre pour toi. C'est maladroit. Il ne va pas aimer. Tu te recules, tu essaies de continuer à le défier du regard. Du coin de l’œil, tu vérifies enfin que personne n'a rejoint votre petite sauterie, désormais privée. Satisfait, tu te concentres de nouveau sur lui. Un milliard de questions te traversent l'esprit, mais aucune ne te semble pertinente. Frustration. Tu joues d'une canine sur ta lèvre inférieure, un peu trop fort. Tu saignes.

Nouveau shot de nicotine.
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Mer 31 Oct - 13:00
Tu le sens contre toi, cet imbécile. Tu souris. Il est toujours là. Il attend, il désire. Tu ne lui offriras pas ce qu'il désire. Toi, tu obtiens ce que toi tu désires. Tu le laisses t'approcher d'assez près pour que vos bassins se collent. Tu grognes dans cet élan. Ça te plait. Beaucoup trop. Tu grognes encore de cette affirmation. Il s'écarte, peut-être. Non. Pas encore. Je soupire et détourne le regard, le visage.

« Je pense qu'on s'en fou, de ce que tu veux, non? » Je ne le regarde pas. Ai-je envie ? Non. Je veux m'en aller. Je veux fuir. Je ne suis pas prêt à ça. Je grogne. Je dois dégager de là. J'ai comme une envie de fuir, mais être le mouton me plait pas du tout. Pas maintenant. C'est trop tôt. Beaucoup trop. Je le repousse et le fixe avec l'amertume et la méchanceté du monde. Il gagne un point, mais j'en ai encore pleins en réserve. La guerre n'est pas fini. Mon sourire, je le retrouve quand il n'est plus à coté de moi.

« Dégage~ »

T'es presque amusé de la situation, au fond. Le chat et la souris. Combien de temps ça va durer ? Au moins, ta colère s'est apaisée. Tu croises les bras et attend.
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Mer 31 Oct - 17:33

« Tu veux dire que je peux partir.. »

Assuré, enjôleur, tu as l'air de tout parfaitement maîtriser, si l'on s'en tient à ta voix. Repoussé, vexé, irrité, c'est un sourire figé, vide de tout amusement, qui reste inscrit sur ton vilain faciès. C'est donc ainsi que cela se passe lorsque tu tentes de t'offrir à lui ? Certes, gauchement, mais tu lui proposais monts et merveilles. Maintenant tout ce que tu pourrais vouloir lui proposer, c'est de réduire sa vie en charpies. Ne laisser que des cendres de ce cadavre ambulant. Le laisser béant, plus vide qu'il ne l'est.

« Mais... Tu as raison après tout. Pourquoi rester ? »

Tu ris, un rire assez dément si veux mon avis. Le veux-tu ? Non. Je peste, je grogne, je râle, en silence. Je fulmine intérieurement, je pourrais lui faire sauter la tête de sur ses épaules. Il se prend pour qui cet énergumène ? C'est ça, énerve-toi. Ma main tremble, je jure que je pourrais lui en coller une, là, tout de suite. Mais tu ne le feras pas, n'est-ce pas ? Non. Bien sûr que non. Il cherche juste à me tester, je dois lui prouver. Lui prouver quelque chose !?

« Tu veux que je parte ?.. » Ta voix se brise, tu es au bord de l'explosion.
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Jeu 1 Nov - 11:22
Tu l'observes, tu attends. Il parle, beaucoup trop. Pour ne rien dire de concret, en soit. Tu soupires, presque déçu, mais tu aimes écouter sa voix. Tu aimes sa voix. Tu aimes l'entendre, cet inconnu. Quelque chose te titille soudain l'esprit alors que tu sors une cigarette de ta poche pour l'allumer, toujours sans répondre à sa question qui traine en suspens dans l'air. Tu détournes le regard, le regarde une nouvelle fois, répétant ce cycle infernal comme un psy' étudierait son client.

« tu t'appelles comment. » ça te brule les lèvres, il fallait que ça sorte. Tu veux un nom sur ce visage. Tu ne supporterais pas de le laisser filer sans avoir aucun moyen d'hurler son putain de nom du haut du toit pour qu'il se retourne avant que tu sautes. Quoi que, pour Comet, t'avais absolument pas hurlé son nom en soit. « dis-le moi » Tu n'a aucune patience. Tu sers les points pour ne pas avoir à te ronger les ongles.

Tu ne veux pas lui avouer "reste" mais tu lui dis, dans un sens, en continuant la conversation. Tu veux en savoir plus sur lui, sans qu'il ne t'approche autant. Sans que vos corps ne se touchent. Ce genre d'électrochoc, t'étais pas prêt. T'étais juste tout simplement pas prêt à une telle proximité avec lui. Sale prude, on dirait que t'attends la sortie. Tu grognes, toi qui enlaces des corps sans aucun regret, voilà qu'avec lui t'as juste pas envie de griller les étapes. Depuis quand tu parles d'étapes, stupid boy ?
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Jeu 1 Nov - 11:55
« Er'ril. »

Triomphant. Une nouvelle aube rayonnante éclaire mon visage. Il en faut si peux pour que je me remette. Est-ce là ta force ? Je le pense bien. Assassiné par une caresse, ressuscité par une faiblesse. Vile créature, je m'élève de ce que les autres s'affaissent. Mort étend son linceul d'argent sur mes yeux où brûle déjà un feu céruléen. Guerre quant à lui essuie un coup dévastateur de son propre ego. Je n'en demandais pas tant. Utiliser les mouvements de cils d'un mignon, ses miaulements faiblards, son regard malhabile... C'est si facile.

Va-t-en.

« Et toi ? » Comment s'appelle-t-il ? Qui est-il ? Veut-il des enfants plus tard ? Je veux tout savoir de lui. Respecte le status quo. Certainement pas. Je n'ai pas le temps de le prendre. Il me faut tout, tout de suite, mon cœur se meurt de ne plus l'espérer. De ne plus l'espérer aussi fort. Il faut qu'il le sache, qu'il le comprenne. Tu jettes ta chemise ?.. Ahah. Tant pis si j'y reste seul. Je me serai enflammé tout seul, s'il se contente de m'observer me consumer, il n'aura plus que le goût des cendres pour seul récompense.

Arrête.

Je marque un temps de pose. Torse nu. Je trouve la situation totalement inexplicable. Pourquoi ai-je fait ça, déjà ? Je me mords la lèvre, je tremble un peu de froid. Corps de merde. Tu exposes tes avants-bras tatoués. Ton ventre creux, sans abdominaux apparemment. Tes petits pectoraux. Tes courbes féminines si embarrassantes. Je rougis. Tu me fais rougir à moi ? Je fronce les sourcils, baisse la tête, ferme les yeux, passe mes bras autour de moi, comme pour me protéger de son regard. Quelle honte.

« Je te déteste... »
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Jeu 1 Nov - 12:17
Tu l'écoutes. Er'ril donc. Intéressant. Il te demande le tien. Bon, puisqu'il le demande et que tu souhaites lui accorder, où était le problème?

« T- » Tu hausses les sourcils, le regard presque rond, alors qu'il se fou presque littéralement à poil. C'est la fête ? Non ? Parce que j'ai pas trop compris là. Tu restes quelques secondes surpris... puis tu éclates de rire. Un rire qui résonne dans l'amphi alors qu'il te sussure de doux mots comme quoi il te détesterait. Tu n'en peux plus, les larmes coulent le long de tes joues. Tu ris à en crever.

« Adorable... » c'est tout ce que tu arrives à sortir quand le souffle ne te manque pas. Il est mignon, là, non ? Toi même tu ne sais pas ce qu'il fou. On dirait un nudiste qui se rend compte qu'il est habillé au Cap d'Agde. Tu souris en le fixant, calmant tes rires autant que tu le peux. Non, cette situation est vraiment trop grisante. « Ten. C'est mon prénom. » Il l'a mérité, non ? Avec sa connerie là. Il t'a fait rire, voilà sa récompense !
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Jeu 1 Nov - 12:30
« Très bien. » Une expiration sèche, dure.

Je relève mon visage. Le goût, si doux, de mon propre sang envahit ma bouche. J'ai joué trop fort. Droit, intègre. Je vais récupérer ma chemise, je la plie soigneusement autour de mon bras droit que je garde ensuite replié contre moi. Je contiens chaque nouvelle pique lancé quant à mes déboires. À peine la peau de mes joues aura-t-elle rosie que je fane sans plus tarder ces ardeurs. Un peu de tenue, merde.

J'aime son rire.

Puis, son prénom est très curieux ! Tu es sûr que tu ne veux pas lui en donner plus ? Non. Je me suis déjà suffisamment donné en spectacle, c'est ça ? Tu connais la réponse. Pourquoi ne pas vouloir lui donner ce qu'il veut ? Dès lors qu'il l'aura, il te laissera et tu te retrouveras seul, mortellement blessé, sans plus de feu qui puisse intéresser quelqu'un. Sans plus d'apparat, pour que qui que ce soit, veuille te sauver de toi-même. C'est vrai, tu as raison... J'ai toujours raison. Je lance un regard timide à ce... Ten. Ne minaude pas. Tiens toi droit. Le menton haut.

Je m'exécute, comme toujours.

« Et bien, enchanté, Ten. » Tu éclaircis ta voix et, c'est comme si de rien n'était.
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Jeu 1 Nov - 12:56
Tu l'observes, encore et toujours. Tu essayes de capter le moindre de ses mouvements, de ses frissons, des faiblesses de son corps. Tu plisses les yeux devant son air qui se veut présomptueux, peut-être hautain... Attends, essayait-il vraiment de reprendre l'assurance alors qu'il était celui qui était à demi-nu, tout comme lui ? Vous étiez à égalités sur ce terrain, pourquoi voulait-il se montrer supérieur ? Ha, d'accord. Tu compris qu'il était toujours dans ce mood étrange de qui encule l'autre. Cela te décrocha un autre rire, plus calme que le précédent et qui se calma aussi rapidement.

« Je ne le suis pas. » Tu n'allais pas mentir à ce type. T'étais pas du tout ravie qu'il fasse parti de ton atmosphère, encore moins qu'il te vole ton oxygène pour respirer.

Tu penses à quelque chose. Quelque chose de vexant, d'humiliant peut-être. Quelque chose... Tu aimerais savoir ses limites. Les connaitre. Les contourer, les dessiner, les dévorer. Tu le fixes, avec presque une grande violence et un énorme désir qui en ferait palir le plus dominant des êtres sur cette planète. « Va contre le mur et penche-toi en avant. » Un sourire se dessine sur tes lèvres au fur et à mesure que les secondes passent.
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Jeu 1 Nov - 13:19
Pardon ? Qu'est-ce qu'il veut l'avorton ? Une bonne paire de claques et au lit. Je ne le suis pas, je ne le suis pas... Je le serai, moi, à ta place, ravi de me rencontrer. Il a devant lui un être qui lui est infiniment supérieur, qui pour son simple caprice s’entre-déchire et part à vau-l'eau et tout ce qu'il trouve à me dire, c'est qu'il n'est pas enchanté ? Mais va te faire, gars. Mon sang bout, mes dents crissent, le sang dans ma bouche semble tout à coup avoir un goût plus amer.

Dis-lui !.. « Va contre le mur et penche-toi en avant. »

Il a tué dans l’œuf la moindre parcelle revendicative en toi. Pour l'instant. Il a dit quoi ? Et si je le faisais ? Non. Impossible, tu te couvrirais de ridicule. Je ne peux l'accepter. Mais si je ne le fais pas ? Tu seras seul, tu auras froid. Mort t'observe, un petit sourire en coin. Finalement, c'est pour moi qu'elle est venue ? On ne peut pas. Il n'y a pas de bon choix. Je ne veux pas que ça s'arrête. Tu ne veux pas que ça se poursuive ainsi.

« Alors quoi ? » Au pied du mur. Un regard indescriptiblement sombre sonde celui de ton interlocuteur. « Tu veux quoi ? » L'enfer au ventre, tu ne le quittes jamais des yeux, tu pose tes mains contre le mur duquel tu t'es rapproché, tu te penches, lascivement, te cambre. Pour autant et encore maintenant, rien n'aura adouci la volonté de destruction propre au regard que je lui lance. « Ça ira comme ça ? » Sourire jaune.
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Jeu 1 Nov - 13:30
Tu souris, encore et toujours. Un sourire vrai, attirant et attachant. Presque. Tu penches la tête légèrement. « Hmm.... Tu es magnifique. » C'est la seule parole qui t'es venu, là, à l'instant. Tu ne parlais pas de sa position ô combien suggestive, ça non. Tu parlais de son être tout entier. Lui, il était beau. Majestueux. D'une grandeur sans nom alors que tu t'avances vers lui. Tu prends même pas la peine de regarder les marques affligeantes sur son dos, tiens. En as-tu quelque chose à faire si elles ne viennent pas de toi ? Non, je ne pense pas.

Tu laisses ton dos s'appuyer contre ce même mur et l'observe. « Ne laisse jamais personne te traiter comme je le fais. » Conseil ? Ordre ? Aucune idée. Tu fermes les yeux et allumes ta clope, profitant des vapeurs de cancer qui remplissent tes poumons. Tu restes là, en silence. Sans ordres. Sans rien. Tu le laisse vide de mot, dans la position qu'il désire. Tu restes en silence et étrangement, tu le restera. Tu rouvres les yeux.

Ta clope se consume.
Ton être se consume avec elle.
Tu restes silencieux et... amer.
Un arrière gout d'insuffisance trône dans l'air.
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